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De l'optimum de Pareto - Par Noureddine Batije

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Les conséquences du conflit russo-ukrainien sur le commerce et le développement ainsi que sur les mouvances qui lui sont intimement liées en termes de finance, de transfert de technologie, de flux d’investissement ou du développement durable n'ont nul besoin d'être démontré.
Tant qu'elles sont lourdement supportées, amèrement ressenties et inéquitablement réparties.

La détérioration, ô combien, rapide des perspectives de l’économie mondiale, soutenue tant par le renchérissement des cours de denrées alimentaires, d'énergie, de combustibles et d'engrais que par de complexes reconfigurations de chaînes de valeur et difficultés d’approvisionnement en est la parfaite illustration.

Les prévisions de croissance ne sont plus ce qu'elles étaient avant le 24 février dernier.

Beaucoup de choses ont changé depuis, et la "pseudo-reprise" post-Covid qui était, avant cette date, à ses premiers frémissements, est presque réduite à néant.

Le retour à la normalité est repoussé à on ne sait quand et devient de plus en plus incertain et coûteux.

Or, il faut bien que quelqu'un en fasse les frais.
Qui supportera le lourd du tribut ?

Assurément, ce sont les couches sociales les plus vulnérables de la population qui en pâtiraient le plus.
Au point que l'on commence à évaluer les conséquences, les effets immédiats et/ou futurs d'un tel désinvestissement en fonction de sa capacité de niveler par le bas tout effort de développement durable notamment au niveau des pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire.

Des pays dont les marges budgétaires éprouvées par la pandémie avaient déjà été presque entièrement consommées. Et, suite à la recrudescence de l'inflation, le peu qui reste est mis à rude épreuve et ne peut, toute chose égale par ailleurs, concilier entre besoins pressants et volonté de relance.
Des choix sont à faire et des priorités à hiérarchiser.

Quelque part, réhabilité, l'optimum de Pareto retrouve toute sa raison d'être.

Quoi qu'il en soit, il va sans dire que les arbitrages seront de plus en plus ardus et la ressource pour les financer de plus en plus rare et coûteuse.
Que ce soit pour ceux qui auront à surmonter les difficultés de refinancement à court terme ou ceux qui, faute d'argent frais, auront à envisager une restructuration globale de leur dette.

Le système financier mondial à l'aune de la qualité du cadre multilatéral qui va avec et la fragmentation de l’économie mondiale en blocs géopolitiques s’appuyant sur des modes de paiements internationaux distincts, étant ce qu'il est, bien des souverainetés économiques seraient mises en jeu et bien des paix sociales risqueraient de voler en éclats.



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