lodj.tv

lodj.tv


Il n’y a pas d’argent magique - Par Farida MOHA

Chaîne : Vodcasts
Partager | Exporter | Notez
Entretien avec Jean Arthuis, Grand Témoin du 15 Colloque international des Finances publiques

Jean Arthuis est ancien ministre français de l’économie et des Finances et ancien président de la commission des budgets du Parlement Européen. Il est l’auteur de nombreux rapports où il n’a eu de cesse de combattre l’immobilisme les corporatismes et tout ce qui s’apparente à une rente de situation. En 2020, il est président de la commission sur l’avenir des finances publiques. Entretien


Dans son rapport introductif le Trésorier général du Royaume, Mr Bensouda a donné le ton en évoquant la simultanéité et la confluence de crises et de risques majeurs crise sanitaire géopolitique, crise alimentaire, inflation…des crises qui se produisent dans un monde globalisé où les humains sont interconnectés et interdépendants. Vous avez abondé dans le même sens …
 
Jean Arthuis : Nous vivons un monde qui soudainement a été plonge dans la mondialisation. La mondialisation est vieille comme le monde mais jusque dans les années 80, les états avaient des politiques qui n’étaient pas soumises aux aléas internationaux. A partir de cette période ,on délocalise des activités de production , de biens de consommation ,de services .Arrive également la révolution numérique avec l’Internet ,les moyens de communication avec le déferlement des réseaux sociaux et tout change .La conjonction de ces phénomènes multiplient les aléas et le monde devient plus instable .Les différentes interventions ont rappelé les crises financières sanitaires démographiques avec le vieillissement des populations en occident ,climatiques .. une succession de crises qui mettent à rude épreuve l’art de gouverner .C’est dans ce contexte que nous mesurons le poids de nos responsabilités collectives .Nos comportement désordonnés pourraient mettre en péril la vie sur terre et donc la pérennité .En même temps nous prenons conscience de la fragilité de la planète et la responsabilité politique n’a jamais été aussi prégnante car le phénomène humain pourrait être remis en cause .Nous avons entretenu un progrès considérable avec la consommation d’énergie  fossile mais que ceux-ci sont limités en volume et qu’il faudra trouver d’autres sources d’énergie pour une population de  milliards d’habitants .L’heure est donc venue de réfléchir ensemble sur tous ces enjeux pour nous projeter dans l’avenir afin de mieux coordonner nos politiques .

La succession ces crises que vous avez évoqué a pour corollaire une montée des besoins des attentes des frustrations répercutées par les réseaux sociaux. Le fonctionnement des démocraties notamment représentatives est interrogé. Comment répondre à cette montée de revendications ?

Partout dans le monde , les Etats résistent difficilement aux attentes exprimées en terme de santé, de sécurité, de formation  ..on voudrait répondre à ces attentes sans que l’on ait toujours les moyens pour y faire face .Sans compter qu’ici et là, subsistent des formes de corporatismes ,de conservatismes qui freinent la capacité d’adaptation des sociétés .Dans le fonctionnement de l’état, on a une prise en charge de l’état providence qui perpétue une sorte de verticalité dans l’exercice des pouvoirs et qui ne communique pas suffisamment aux citoyens .On est souvent dans des cultures d’opacité  avec une sorte d’entre soi entre les grandes institutions haute administration et parfois syndicats .Ce système ne diffuse pas suffisamment l’information et ne permet pas l’adhésion de l’opinion publique aux réformes .Or si l’on veut faciliter cette adhésion il faut du courage , de la volonté et de la pédagogie qui passe par des redditions des comptes .Ce  n’est pas toujours le cas ,et  on  fini par avoir une forme d’addiction à la dépense publique le « toujours plus et quoiqu’il en coute » ,sans mesurer à quel point l’endettement nous rend dépendant de nos créanciers internationaux qui a un moment pourraient remettre en cause notre souveraineté .Il faut toujours rappeler qu’il n’y a pas d’argent magique et que vivre à crédit n’est pas une solution. La création de monnaie sans rapport avec la création de richesse ouvre la voie à l’inflation et à l’envol des taux d’intérêt entrainant ainsi une dangereuse spirale ..

Lire la suite

Abonnez-vous à notre chaîne sur YouTube : https://bit.ly/2UDicWw 
En DIRECT - Suivez L'ODJ TV ici : https://bit.ly/3mrgSBE 
Notre Web Radio en streaming : https://bit.ly/3gIR2FN 
Notre site : https://www.lodj.tv/ 
Rejoignez nous sur Facebook : https://www.facebook.com/LODJMAROC 
Suivez nous sur Twitter : https://twitter.com/lodjma 
Groupe de presse Arrissala Maroc : https://arrissala.ma/



Suivez nous
 
Télécharger notre application


Nous lire


     Portail lodj.ma      Magazine Web   
Nous écouter


    Web radio     Spotify         Deezer      Apple podcast        Google podcast  
Nous voir


     Lodj Live     Youtube   ;  Dailymotion  



     A propos de nous     Charte Editoriale      CGU     Regie publicitaire      Proposer une vidéo & Wébinaire