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L’Algérie et sa diplomatie : L’échec et l'isolement - Par Mustapha SEHIMI

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Ce qui s'est passé à Tunis, la semaine dernière, avec la TICAD 8, témoigne d'une diplomatie qui divise, qui polarise le continent sur la base de la seule hostilité à l'endroit du Maroc.

Dans une autre vie, pourrait-on dire, l'Algérie avait une forte visibilité internationale. Dans le non-alignement, dans la recherche et illustration d’un nouvel ordre international, dans une approche tiers-mondiste et progressiste, nul doute qu'elle avait eu un rôle. C’était un autre temps : ce capital-là a fondu tel un émollient au sens médical du terme jusqu'à devenir ce qu'il est devenu aujourd'hui.

L'état des lieux en témoigne à l'envi: la voix de sa diplomatie est à la peine, jusqu'à ne plus imprimer dans quelque domaine que ce soit. Dans quels grands dossiers ce pays se distingue-t-il? Les grandes problématiques internationales, telles le changement climatique, l'environnement, les énergies renouvelables, l'accès à une économie du savoir, etc. Pas le moins du monde! Sur les conflits persistants dans le monde comme celui du Proche-Orient, la diplomatie algérienne n'est pas davantage audible, s'en tenant à une rhétorique conventionnelle sur la question palestinienne.

Ailleurs, elle n’œuvre  pas davantage par quelque «activisme» unitaire ou de solidarité (Liban, Irak, pays du Golfe). En Afrique, elle ne prend en fait qu'un dossier: celui du mouvement séparatiste. En Méditerranée, elle n'est pas non plus en première ligne alors que son littoral dépasse les 1.600 km et qu'elle prônait, dans le temps, le codéveloppement entre les deux rives.

De fait, à quoi tient cet affaissement? A plusieurs facteurs cumulatifs. Le premier d'entre eux a trait aux compétences qui accusent depuis des lustres des insuffisances. Il y a eu une génération de diplomates justifiant d'une expérience et d'un parcours lors des précédentes décennies. Celle-ci n'est plus pratiquement en responsabilité ; lui a succédé une nouvelle, par touches successives, gérant des carrières, recrutée et promue par des clans.

Un deuxième facteur concerne, lui, l'impulsion et la mise en œuvre de la diplomatie. Depuis l'AVC qu'il a eu en avril 2013, le défunt président Abdelaziz Bouteflika n'avait plus la santé pour suivre et conforter la position de son pays dans un environnement international accusant bien des  bouchements et des crises.

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