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Le gouvernement et la rentrée : Dur, dur... - Par Mustapha SEHIMI

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Des engagements ont été pris par ce cabinet. Ils ont été annoncés dans le discours gouvernemental, puis réitérés depuis. L’année 2023 doit être celle de leur concrétisation. En 2022, la marge d’action était réduite, pour de multiples raisons…

Comment se présente donc la rentrée pour le gouvernement? Pas sous les meilleurs auspices. Voici quelques semaines déjà, la Banque mondiale avait donné le ton dans son rapport semestriel de suivi en concluant que «la relance tourne à sec». Un diagnostic formulé auparavant  d’ailleurs par le HCP. Quel est donc l'état des lieux? Et quelles sont les perspectives pour les prochains mois, notamment sur la base des prévisions du projet de loi de finances 2023 ? 
 
A la fin juillet, le wali de Bank Al-Maghrib,  Abdellatif Jouahri, avait présenté à Sa Majesté le Roi le rapport annuel pour l'exercice 2021 ainsi que les évaluations faites pour l'année suivante et même au-delà. La banque centrale avait ainsi relevé qu'après un bond exceptionnel de 7,9% de la croissance en 2021, le PIB devrait enregistrer un médiocre 1% en 2022 avant de s'améliorer autour de 4 % en 2023.

En Conseil de gouvernement, puis devant la commission des finances de la Chambre des représentants, la ministre de l'Economie et des finances, Nadia Fettah Alaoui, a présenté les anticipations de son département liées à une reprise de l'activité économique dans une conjoncture internationale encore frappée de lourdes incertitudes. Elle n'a pas écarté au passage que ses prévisions pouvaient être revues à la baisse pour plusieurs paramètres exogènes (relance ou non dans l'UE, impact du conflit russo-ukrainien, flambée des prix des matières premières, chaînes de valeur, approvisionnement mondial, etc.).
 
Avec la loi de programmation budgétaire triennale (2023-2025), quelles hypothèses de calcul ont été retenues? Une récolte céréalière de 75 millions de quintaux, un cours du butane de 700 dollars la tonne en 2023 et de 590 dollars en 2025, le Brent à 93 dollars le baril en 2023, et à 78 dollars en 2025, un taux d'inflation autour de 2% pour 2023-2025, une dette du Trésor de 70%  du PIB environ, un déficit du Trésor de 4,5% en 2023, puis de 4 % en 2024 et de 3,5% en 2025.

La ministre a ajouté que «l'atteinte de ces objectifs nécessite un ensemble de réformes et de mesures permettant de mobiliser des ressources supplémentaires». Mais lesquelles? Pour le savoir, il faudra donc attendre donc le dépôt du PLF 2023, avant le 20 octobre prochain.
 
En l'état, bien des contraintes pèsent en tout cas. L'une d'entre elles a trait à la détérioration du pouvoir d'achat des citoyens par suite d'une inflation continue qui s'accentue de mois en mois. A la fin d’avril, elle s'est élevée à 5,9%. A la fin juin, elle est montée  à 7,2%, tirée par la hausse des produits alimentaires de 11% par rapport aux douze mois écoulés. Pour ce qui est des grands agrégats économiques, il est prévu une tendance haussière des exportations de l'ordre de 22% -surtout les phosphates  et dérivés ainsi que les ventes de la construction automobile. Mais pour 2023, l'on retient surtout une quasi-stagnation.

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