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Sebta: Nouvelle grogne des travailleurs frontaliers

Durée : 2min 21sec | Chaîne : Vodcasts
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A l'approche de l’ouverture du poste-frontière, le Maroc exhorte les autorités espagnoles à revoir la loi sur l'immigration qui discrimine les travailleurs marocains à Sebta et Melilia, indique le journal El Español.
Le Maroc s'apprête à ouvrir le poste frontière dédié aux porteurs de marchandises détaxées avec Sebta, en mars 2022. Les citoyens de Nador et de Tétouan franchiront à nouveau, chaque jour, les postes frontières autorisés (Tarajal I et Beni Ensar), pour travailler dans les deux enclaves occupées.
 
La fermeture de ces postes frontières a provoqué une grave crise commerciale dans les deux villes portuaires.
 
Toutefois, la réouverture desdits passage reste conditionnée par certains amendements modifiant les conditions de travail des travailleurs marocains. Parmi les modifications apportées à ces frontières, « Rabat exige que l’exécutif espagnol réglemente la situation des 8.500 ressortissants employés à Sebta et Melilia qui, dans de nombreux cas, n’ont pas de contrat de travail. A celà s'ajoute le fait qu'ils cotisent à la sécurité sociale mais ne perçoivent pas d’allocation chômage, ils sont licenciés sans indemnité et ils ne sont même pas autorisés à avoir un congé payé en cas d’accident du travail », explique la source.
 
Ces travailleurs marocains sont sans titre de séjour. Ils ne sont pas autorisés à passer la nuit dans les deux villes, et n'obtiennent que des laissez-passer d'entrée et de sortie du même jour. «Depuis 2011, le renouvellement de la carte transfrontalière est annuel et pour un type de travail. «Si tu te fais licencier ou que l’entreprise ferme, avec cette carte tu ne pourras travailler nulle part ailleurs», s'indigne Marouan Chakib, membre de l’Union marocaine du travail (UMT) et porte-parole des travailleurs frontaliers de la région de Tétouan.
 
L’impôt sur le revenu des non-résidents (IRNR) s'applique financièrement aux personnes transfrontalières, soit 24 % du salaire, et n'est pas remboursable.
 
En 2019, les autorités marocaines ont décidé de fermer le poste frontière dédié aux transporteurs de marchandises détaxées depuis Sebta. La contrebande tolérée vers la petite ville de Fnideq représentait entre six et huit milliards de dirhams (entre 550 et 750 millions d'euros), selon les estimations des douanes marocaines.
 
Les autorités marocaines ont annoncé, en 2020, une dotation budgétaire de 400 millions de dirhams (plus de 36 millions d'euros) pour un programme de développement économique et social. Celui-ci prévoit notamment la création de zones franches à Fnideq et à Tétouan.




L'odj avec L'opinion 



 

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